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nour,cherif

Né en 1946 au Caire, Nour El Shérif est diplômé de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique. Il a débuté en 1967 dans Le Palais des Désirs , une adaptation de la Trilogie de Naguib Mahfouz par Hassan Al-Himam, devenant ainsi une icône romantique nationale. Figure romantique, mais aussi acteur engagé, il a joué dans des films traitant des problèmes de la classe ouvrière égyptienne, tels Chauffeur de bus et Coup de Maître de Atef Al-Tayeb, ainsi que dans Une Nuit Chaude de Atef Al-Tayeb. Dans La Mémoire (Hadduta misrija - An Egyptian Story) (1982) et Le Destin (Al Massir) (1996) de Youssef Chahine, le maître du cinéma égyptien l’a choisi pour l’incarner.
Nour El Shérif a interprété plus de 170 rôles au cinéma, a mis en scène Les Amoureux en 2000, et a monté une société de production avec sa femme pour encourager les jeunes talents.
Voici ce que Nour El Sherif dit du personnage d’Haj Azzam, riche propriétaire aux ambitions politiques dans L'Immeuble Yacoubian (Omaret yakobean) (2006) : «J’étais très heureux de participer à un projet aussi unique, car le roman avait secoué le milieu littéraire égyptien à sa parution, fait rarissime. Il a été transposé très finement, ce qui n’était pas un moindre défi pour un tel livre. Waheed Hamed a su conserver aux personnages toute leur vérité, et cela dans l’espace limité d’un film. Good News Group, dans cette première aventure de producteurs, prouve dans leur démarche qu’ils se sentent une certaine responsabilité envers le cinéma égyptien. Ils ne cherchent pas simplement à faire de l’argent. J’ajouterai que cela m’a permis de retrouver Adel Imam au bout de 25 ans, et cette réunion m’excite énormément !»
Quant à ses références, pour incarner Haj, elles sont simples : le roman, et de nombreuses discussions avec le réalisateur Marwan Hamed. «Travailler avec lui est un bonheur. Dès notre première rencontre, je me suis senti en confiance. Il a cette qualité rare d’avoir une vraie vision, un réel point de vue. Il sait où il va, comment y parvenir, et le tournage me l’a confirmé. J’ai souvent tourné avec de jeunes réalisateurs, mais je peux vous assurer que le public découvrira un cinéma nouveau. J’espère qu’on ne jugera pas ce film avant même de l’avoir vu.»